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« Mon caprice c'est toi . »
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# Posté le samedi 07 février 2009 15:48

Modifié le jeudi 19 novembre 2009 16:03

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Une présentation s'impose

Bonjour amis lecteurs, je vous présente ici le brouillon d'une de mes histoires. Pour le moment elle se nomme "Tous les chemins mènent à tes yeux " (oui, c'est en référence à une chanson de Saez - Il y a ton sourire -). Je le publie afin que vous puissiez le critiquer et ainsi m'aider à m'améliorer, cependant, le récit peut changer au fur et à mesure de l'écriture... Vos encouragements me font très plaisirs! Je sais que je fais des fautes d'orthographe parfois, j'en suis désolée (certains m'aident à les corriger, ils se reconnaitront, je les en remercie). Pour être prévenus, rien de plus simple, il suffit de S'inscrire à ma newsletter
Une dernière chose, pour certains les couleurs de mon blogs ressortent surement très mal; cela s'explique par le fait que mon ordi ne fait pas ressortir les couleurs de la même manière et du coup je ne sais pas du tout ce que ça donne chez vous...----------Amicalement à tous, Julie B _


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Playlist

Je tiens à remercier la Pelteuz sans qui cette playlist n'aurais jamais vu le jour ! C'est elle qui a trouvé la plupart des titres, je les ai ajouté à mes articles au fur et à mesure donc lorsque vous rencontrez un ( ♫ ) il vous suffit de cliquer dessus car la musique démarre au moment du récit où le ( ♫ ) apparait .

# Posté le lundi 29 décembre 2008 17:12

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 09:24

# 1

- Léa! Léa, regarde ce que j'ai trouvé l'autre jour.
Elle est arrivée avec un grand sourire et m'a enfoncé l'écouteur de son I-pod dans l'oreille. J'ai sursauté parce que le son était trop fort. Mais je n'ai rien dit. Charlie ne l'écoutait que comme ça sa musique. Fort.
- Alors ? T'en dis quoi?
Je me suis laissé porter par la musique.
- Vraiment pas mal.
Elle a rit et m'a reprit l'écouteur, tout simplement heureuse d'avoir partager sa trouvaille avec moi.
- Tu faisais quoi?
- Avant que t'arrives comme une folle? J'essayais d'avancer un peu mes devoirs.
- Bonne idée... Surtout que ce week-end, t'aura pas le temps.
J'ai fronçé les sourcils.
- Et pourquoi?
Ses yeux brillèrent, elle était trop contente de ce qu'elle allait m'annoncer.
- Je t'emmène t'amuser! Il y a Audrey qui organise une méga fète, elle déménage et du coup, ses parents lui on laissé une dernière fois la maison vide pour faire la fête. Sa maison est hyper grande, il y aura trop plein de monde.
- Chouette.
- Tu plaisantes? ça va être la fête du siècle.
- J'en doute pas.

Et c'est comme ça que je m'étais retrouvée un verre d'alcool à la main et une clope dans l'autre pendant que Charlie dansait comme une folle sur la piste. Elle venait de se voir offrir six verres. Je pensais à ces pauvres gars qui n'avaient aucune chance, Charlie n'avait d'yeux pour personne, elle aimait trop sa liberté pour ça. Ses talons claquaient sur la piste de danse et je riais. On riait toutes les deux, on était ivre. Au début je ne voulais pas boire, et puis finalement je m'étais laissée entraîner par sa folie. J'avais pris un verre, puis deux. La musique déchirait mes tympans et Charlie continuait de se balancer à son rythme. On savait qu'on s'était paumées ce soir mais on s'en fichait, nous étions deux au milieu de tous ces autres et nous avions ce sourire idiot aux lèvres. On savait aussi parfaitement que c'était immature et stupide de penser cela mais il fallait bien nous donner une raison de notre débauche ce soir: nous voulions nous sentir vivre. Pour une fois.

- Salut, c'est ton amie sur la piste?
Je me suis retournée vers la voix cristalline. Il était beau comme un dieu. Les cheveux en bataille, les yeux pétillants, un sourire farceur et ravageur. Tout cela d'un naturel qui forcait l'attention. Mon c½ur eut un raté. J'ai essayé de chasser les vertiges de l'alcool avant de lui répondre, sans grand résultat.
- Oui, mais tu perds ton temps.
Il a rit.
- Qui te dis que je suis ici pour elle?
Je répondis rien.
- Tu sais que c'est pas très bon la cigarette.
J'ai regardé le bout incandescent. Oui, je savais. Mais par contre ce que je ne parvenais pas à me souvenir c'était comment elle s'était retrouvée dans ma main cette foutue cigarette; je détestais ça. Je l'ai jetée dans le cendrier comme si elle m'avait brûlée les mains. Il sourit, satisfait et continua:
- Je t'offre un verre?
Je lui ai désigné mon verre déjà plein avant qu'il ne hocha la tête.
- Une autre fois alors. Ce n'est pas le plus important pour le moment.
Et avant que je n'aie pu faire un geste, il se jeta sur moi. Ses lèvres sucrées emprisonnèrent les miennes sans aucun effort. Après un moment de surprise, j'ai fermé les yeux. C'était un parfait inconnu, j'aurai pu le repousser, mais bon dieu! Il était loin d'être désagréable et nous étions là pour nous amuser. Je sentais la chaleur de sa main sur ma cuisse, de son autre dans mes cheveux. Pour mieux approcher ma tête, comme s'il me désirait vraiment. Le bruit de la fête paraissait soudain lointain, mes idées étaient redevenues soudainement claires, c'était mieux qu'une douche froide. Comment un simple inconnu pouvait-il me donner autant de sensations?
Il se recula soudain.
- C'est là que je me reçois une baffe non ?
Je n'ai pu répondre à son sourire espiègle et en échange, je lui ai posé à mon tour une autre question.
- Tu es toujours aussi... indécent?
- Qu'est-ce qui ne l'est pas entre jeune?
- Je suis si attirante que ça pour que tu te sois jeté sur moi comme ça ?


* Elle lui sourit pour la première fois. Et pas un sourire idiot comme elle avait tout à l'heure à cause de l'alcool.
Il en a le souffle coupé. C'est un sourire magnifique. Sur le coup, il a envie de lui répondre que, oui, elle est terriblement attirante... Mais il se contenta d'un simple "Tssss" en secouant la tête. *

# Posté le mercredi 24 décembre 2008 10:38

Modifié le jeudi 25 juin 2009 09:54

# 2

Les premiers jours ça avait été dur. Il perturbait mes pensées. Eclipsait tout ce qui n'avait pas de rapport avec lui. Bouffait mes mots. Piétinait mon cerveau. Il mettait le bordel un peu partout en moi. ça l'amusait. Ou plutôt, je voyais de loin son sourire de gamin ravi. Il s'éparpillait un peu partout. Dans mes pensées. Dans mon coeur. Dans le moindre de mes mouvements. Il s'installait bien confortablement dans ma tête et ne voulait plus en sortir. Il jouait avec mes sentiments. Les étiraient, les allongeaient, les saignaient. Mon cerveau se vidait de jours en jours pour lui laisser plus de place. Je ne pouvais m'empêcher de le voir partout. A l'entrée du lycée, adossé contre un mur, dans la file de la cantine, sur une table, au milieu de la cour, dans les couloirs. Tous les chemins mènent à tes yeux, comme disait une chanson de Saez. Il était partout. Du bout de mes doigts de pied au sommet de ma tête, en passant par mes genoux et mes soupirs. Voila, c'était ça. Il me bouffait. Il me grignotait petit à petit, me rongeait de l'intérieur. Il ne voulait pas sortir. Et puis je me suis fait une raison. Un type comme lui, ça n'a besoin de personne. Surtout, ça ne sait pas aimer.
Et puis il y avait elle de toute façon, je n'étais pas seule.
C'était étrange ce lien qui nous unissait. Je n'avais aucune envie de fuir, de tout abandonner, juste parce qu'elle était là. Parce qu'en tout et pour tout, j'étais complètement accro à elle. Elle avait beau être folle, je ne pouvais pas la quitter. Elle était tout. Mon tout. Cette petite fille naïve qui refusait de grandir plus. Elle me faisait vivre par son rire. Nos rires. Son sourire qui ne la quittait jamais. Dans ses yeux, j'étais enfin quelqu'un, j'existais vraiment. Je n'étais plus ce fantôme qui cherchait un but à sa vie. Elle était à mes côtés - toujours - et il y a que ça qui comptait. Le monde pouvait bien crever, j'm'en foutais; et cet égoïsme là il était beau parce que c'était le notre. Celui qui recouvrait toute cette amitié. Je me souvenais encore de notre rencontre; elle était venue vers moi et avec son sourire d'une ambiguïté éclatante elle avait déclaré : "Personne n'a le droit de rester seul toute sa vie. Tu n'es pas condamné à vivre de solitude, il suffit juste de prendre l'occasion lorsqu'elle se présente et d'être heureux avec ce qu'on a." Elle avait des converses vertes au bout des pieds et U2 dans les oreilles. One. One, c'est ce que nous étions devenus. J'existais parce qu'elle existait. ( )

# Posté le mercredi 24 décembre 2008 10:38

Modifié le mercredi 14 octobre 2009 13:01

# 3

( ) Parce que tu m'as donné vingt ans
De plus à vivre cette nuit
J'ai dans le ventre un diamant
Je me sens belle aujourd'hui
Même s'il y a peu de chances
Que je te revois un jour
Cette nuit fut une danse
Et je t'aime pour toujours
Parce que ma peau était si sèche
De ne pas avoir été caressée
Pendant ces mille années de dèche
Où je fus si mal aimée
Parce qu'une seule nuit m'a redonné le goût
D'un souffle posé sur mes yeux
D'un homme, plus que tout


J'ai coupé la musique. Brutalement. Je ne voulais pas entendre un seul mot de plus.
- Hé! Mais laisse c'était Cali!
Je me suis tournée vers Charlie, un sourire crispé aux lèvres. Elle a regardé mon visage un instant mais n'a pas dit un mot de plus. J'ai pensé qu'elle avait compris. J'ai pensé. C'était toujours un peu dur de savoir avec Charlie, elle pensait comme personne.

J'ai regardé le poste éteint. Cette chanson parlait de moi. De lui. De notre nuit. Et cela m'effrayait. Pourquoi mon c½ur refusait-il d'oublier? Cette nuit fut une danse. Oui, et même plus, un tourbillon. Un ouragan. Une tempête de désir. Les soupirs au bout des lèvres, le c½ur prêt à exploser, je me sentais brûler avec lui. Sombre impulsion, douce agonie qui s'était évanouie lentement dans mes souvenirs. Il me l'avait dit. Il me l'avait dit en riant de l'oublier. Et moi, fascinée par son rire, voilà où j'en étais encore. Folle amoureuse d'un éclair, d'une étoile filante qui était entrée dans ma vie pour repartir aussitôt.
( )

Je me souvenais encore parfaitement de mon réveil. J'avais regardé la lumière matinale qui entrait par la fenêtre et retombait sur nos corps entremêlés. J'avais eu l'impression que le soleil avait changé. Il m'avait paru plus doux. Tout m'avait paru plus doux. Des teintes de la chambre jusqu'au bruit du vent qui se levait. Et je m'étais aperçue que quelque chose avait changé en moi. Je l'avais alors regardé. Je m'étais soulevée sur mon coude et je l'avais regardé dormir. Si beau, si tranquille. J'avais sorti ma main de sous les draps et lui avait caressé les cheveux. J'étais descendue sur son visage, avait dessiné avec mon doigt la forme de ses sourcils, de ses joues, de son nez, de sa bouche. J'avais tout mémorisé, c'était gravé dans ma tête.
J'avais caressé son visage encore. Avec douceur. Et puis soudain une main m'avait arrêtée. La sienne bien sûr. Il m'avait regardée en fronçant les sourcils, je lui avais répondu avec un sourire et puis j'avais fermé les yeux. Il m'avait une nouvelle fois embrassée. Longtemps. Langoureusement. Avec style et application. Pour me dire bonjour et au revoir. Tout dépend du point de vue.

Je suis revenue à la réalité doucement. Charlie me regardait sans rien dire. A présent j'en étais sûre, elle savait que je pensais à lui. Mais elle n'a rien dit, tout simplement parce qu'il n'y avait rien à dire. Lui et moi, nous n'avions rien écrit ensemble. D'ailleurs, je ne pouvais même pas dire "nous".
Je l'imaginais me rire au nez et puis s'évanouir dans la brume. Disparaître une nouvelle fois.

# Posté le dimanche 28 décembre 2008 16:23

Modifié le mercredi 14 octobre 2009 13:03